
Les limicoles voient leurs effectifs diminuer de manière significative depuis quelques décennies. Les facteurs suivants en sont, pour une grande partie, responsables :
- destruction de leurs habitats,
- diminution des ressources alimentaires sur certains sites clés,
- réchauffement climatique (modification des écosystèmes)
- pollution .
Les Antilles sont situées sur l’une des grandes voies de migration connue des limicoles, celle qui relie l’est du continent nord américain (aire de nidification) à l’Amérique du Sud (aire d’hivernage). Bien que la Guadeloupe corresponde à une halte migratoire, Petite Terre s’affiche en plus comme étant un site d’hivernage pour plusieurs espèces.
A Petite Terre, le suivi des limicoles a permis d’observer 28 espèces depuis 1998. Les quatre espèces dominantes sont
- le Tournepierre à collier (Arenaria interpres),
- le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla),
- le Petit Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes) et
- le Bécasseau à échasse (Calidris himantopus).
Entre 1998 et 2003, les effectifs n’ont cessé d’augmenter. Depuis 2004, nous assistons à une réduction de ces effectifs sur le site de la réserve. Il semblerait qu’une diminution de la disponibilité des ressources alimentaires, notamment à cause des niveaux trop importants des salines soit la cause de ce déclin, mais il y a fort à parier que la baisse des effectifs au niveau de tout le continent commence à se faire ressentir .Plus que jamais un suivi permanent de ce groupe d’espèces s’impose afin de mieux comprendre l’évolution des populations de limicoles.




