Le Pterois volitans est arrivé dans les eaux guadeloupéennes depuis quelques temps. Ce poisson connu également sous le nom de « poisson lion » ou encore « rascasse volante » présente un danger si on le touche, car son venin est dangereux. L’invasion de cette espèce exotique (du Pacifique) menace l’équilibre écologique des récifs coralliens et la conservation de la biodiversité (risque très important de destruction des écosystèmes et des espèces locales.).
Le mercredi 24 aout 2011, le premier individu a été capturé dans le lagon de la réserve naturelle de Petite Terre par Lydie Largitte garde de l’association Ti Tè. C’est un couple de plaisanciers de passage sur la réserve qui a signalé à la garde animatrice sur place l’observation d’un poisson Lion dans le lagon.
Equipée du kit de capture (gants renforcés, épuisettes et sac) distribué par la DEAL, Lydie Largitte aidée des deux plaisanciers ont passé une demi heure dans l’eau pour capturer le dangereux poisson. L’individu capturé vivant a été déposé dès le lendemain à l’aquarium de Pointe à Pitre. Cet individu est un juvénil ce qui signifie que des espèces adultes seront sûrement présent dans le lagon.
Ce weekend une équipe scientifique se rend sur place pour effectuer un suivi du milieu marin, cela sera l’occasion de vérifier l’ensemble du lagon. La même semaine deux poissons Lion ont également été capturés à Désirade.

Photo . Lydie Largitte accompagnée des deux plaisanciers. Copyright L.Largitte Ti Tè Selon l’autorisation de pêche spéciale n°05/2010 rédiger dans le cadre du plan stratégique de contrôle des populations de l’espèce invasive Pterois volitans et Pterois miles, une autorisation de capture à été attribué aux gardes de la réserve. Le personnel de la réserve surveille régulièrement le lagon .
Etant donné le contexte de la réserve où l'évacuation des victimes est souvent difficile, il est essentiel de communiquer largement et sensibiliser la population aux risques liés à cette espèce. L’ONF et l’association Ti Tè, gestionnaires de la réserve ont rappelé à chaque croisiériste professionnel la nécessité de communiquer largement et d’informer le public sur la prolifération du poisson lion et de ses dangers. Des documents d’informations, posters et figurines leurs ont été remis.




